Une startup « inclassable »… Pourtant, une levée closée en 9 mois

Quand les fondateurs de Drinkee nous sollicitent pour leur levée de fonds,

Nous sommes tout de suite emballé par leur projet.

Même si le projet ne coche pas toutes les cases des VC : peu de barrière à l’entrée, du hardware, des contraintes logistiques, de la maintenance sur sites clients…

Ce qui nous séduit avant tout, c’est Hippolyte Talerçio : un cofondateur obsédé, incarnant son produit, focus sur sa startup.

Alors on hypercible son roadshow

Et ce n’est pas simple :

car le dossier n’est pas Tech…

pas vraiment FoodTech…

pas vraiment SportTech…

pas vraiment DeepTech…

Il est un peu de tout ça.

Nous savions que ce type de projet allait séduire certains investisseurs… mais pas tous.

 

24 juin : nous lançons le roadshow

Ça démarre lentement : c’est l’été.

Seulement 12 rendez-vous de pitch décrochés.

Bien moins que nos standards habituels.

Faut avoir le cuir épais.

 

On reçoit aussi 42 réponses négatives.

Car le projet est trop à la croisée des chemins.

Nous veillons à préserver les fondateurs de ces réponses négatives.

On leur remonte juste les fragilités récurrentes.

 

Le fondateur s’impatiente devant la lenteur des VC.

Car le temps des investisseurs n’est pas le temps des CEO…

… et en juillet / août, les comités d’investissement sont au ralenti.

Septembre arrive : on relance tous les investisseurs.

Ça mord déjà beaucoup mieux.

Au total, nous décrochons 29 rendez-vous pour Drinkee.

En octobre, le tour commence à se dessiner : 12 investisseurs intéressés.
Dont un VC de 1er plan qui se positionne pour prendre tout le tour.

Sur le papier : la solution parfaite. Mais les semaines passent.

Ses réponses deviennent floues. Ses décisions sont reportés. Et la confiance s’érode.

Avec les fondateurs, on part sur un plan B : choisir un board plus étoffé, avec une smart money plus significative.

Décembre est là : on entre dans la phase de ce que nous appelons, chez Aaticka – Levée de fonds, la « stress period » :

Le tour est bouclé. Mais rien n’est signé. Et les nerfs des fondateurs sont à rude épreuve.

 

Il faudra encore 3 mois pour closer.

3 mois de due deal et d’échanges juridiques.

Un temps certes nécessaire,

mais vécu par les fondateurs comme une ligne de crête.

Entre « nous allons accélérer ».

Et « tout peut encore capoter ».

 

Et puis le 05/02/26 : la délivrance

Le fameux « Closing ».

Bravo aux fondateurs pour leur ténacité.

Merci aux investisseurs qui ont choisi de croire dans ce projet.

 

Cette réussite nous rappelle une chose simple :

une levée de fonds ne consiste pas à convaincre tous les investisseurs.

Elle consiste à trouver ceux pour qui le projet fait vraiment sens.

TRAIL (Josselin Poirier EMMANUEL SIMONNEAU) Epsilon Ventures Arts et Métiers Business Angels (Yann SCHENOWITZ Claude LEICHLE) RP & Partners (Romain Prevost) FORCE BUSINESS ANGELS (David GACHE Dominique Pouchin Christophe Provost) Provence Angels (Saïd ACHACHE Paul Gambier Carole Benarroche)