Le « blues du startupper » … en levée de fonds

Le blues du startupper en levée de fonds, pour celles et ceux qui sont passés par là, vous savez tous que lever des fonds, c’est un marathon ! Sur les réseaux, dans la presse… on ne parle que des levées réussies. Et pourtant… même si la levée est un succès… Nombreuses sont les levées qui vident les fondateurs de leur énergie. Voire de leur enthousiasme.

C’est ce que nous constatons souvent chez Aaticka : des histoires et des vécus personnels difficiles, qui mettent à l’épreuve les fondateurs, parfois très jeunes et inexpérimentés. Lever des fonds, c’est être un boxeur, coincé dans les cordes, saoulé des coups à travers les réponses négatives reçues. Mieux vaut donc avoir conscience de ce que cela implique et de bien s’y préparer. En ayant toujours en tête un seul leitmotiv directeur : l’important n’est pas de prendre trop à cœur les 298 retours négatifs que vous allez recevoir. Il s’agit surtout de trouver les 2 fonds, réseaux ou corporateVC qui vont assurer la réussite de votre tour de table.

Le Blues du Startupper en Pleine Levée de Fonds

Quelques bonnes raisons de déprimer pendant votre #levée de fonds…

Une chose est sûre : un roadshow est une épreuve, un véritable « ascenseur émotionnel ». Parce qu’il y a les bons moments, les bonnes nouvelles, qui génèrent endorphine et adrénaline. Même si vous êtes juste convoqué à un pitch de 2 minutes avec un écrémage sévère à l’issu… Vous vous sentez planer.

 

Mais parce qu’il y a aussi les questions, les doutes, l’impatience, les coups de mou, les baisses d’énergie, la fatigue, la lassitude. Parfois l’agacement. Parfois l’incompréhension, avec des justifications de refus contradictoires entre eux. Voire un sentiment d’injustice qui monte. Et même de la colère !

On vous rassure : tout ceci n’a rien d’exceptionnel… Pourquoi ?

  • Parce qu’un roadshow est un processus qui s’inscrit dans la durée… des semaines, voire des mois… Et vous, vous avez juste envie de pouvoir rapidement disposer du cash nécessaire à faire croître votre business et de passer enfin à l’action. Avec ambition ! Mais le temps de l’investisseur n’est pas le temps du fondateur. Et il faut l’accepter.

  • Parce que pendant cette étape stressante à l’issue incertaine, vous restez entrepreneur avec tout ce que cela implique de temps et d’énergie. Le roadshow est un investissement chronophage qui vient s’ajouter à votre quotidien. Chaud !

  • Parce que durant votre roadshow, vous recevez tous les jours (ou presque) des réponses négatives de la part des investisseurs sollicités. A chaque fois, un petit coup de plus sur la tête …

  • Parce qu’il y a aussi les critiques, souvent bienveillantes et constructives, mais qui vous instillent le doute sur le bien-fondé de votre entreprise ou de votre stratégie.

  • Parce que vous avez le sentiment de devenir un robot qui, en entretien, répète inlassablement la même chose… La lassitude s’installe. Votre efficacité et votre capacité à convaincre s’en trouvent altérées. Alors comment convaincre si on apparaît las et manquant de ressort ? Car les investisseurs, surtout en early-stage, parient souvent autant (voire plus) sur les fondateurs que sur le projet.

  • Parce que vous n’en pouvez plus de faire et défaire votre deck qui en est à sa 37ème version (vertige !) tant vous avez voulu bien faire et suivre les conseils (parfois antagonistes !) des uns et des autres. En perdant parfois le fil de votre propre ambition !

  • Parce que sur certains rendez-vous où vous fondiez beaucoup d’espoir, le match ne se fait pas. Vous savez que c’est plié. Vous êtes déçu !

  • Parce que vous êtes entré dans un processus d’instruction… et patatras, vous apprenez que finalement NON ! Deux mois que vous produisiez des documents, participiez à des réunions, et investissiez en temps, en émotion et en espoir avec cet investisseur là. Tout ça pour rien. Et le comble, c’est que plein d’optimisme, vous aviez délaissé d’autres pistes mois séduisantes a priori… Total : vous avez perdu un temps précieux.

  • Enfin, parce que vous apprenez dans la presse spécialisée qu’un de vos concurrents vient de lever des millions…

Non vraiment, ce n’est pas juste !

Est-il possible d’éviter ce blues très fréquent et bien compréhensible ? Comment traverser plus sereinement cette étape cruciale dans le développement de votre entreprise ?

Nos conseils pour vous préparer et vivre au mieux cette belle Aventure…

Aventure ? Oui, car lever des fonds est une belle aventure. C’est certes une affaire financière qui va servir votre ambition de croissance et votre stratégie. Mais c’est souvent grâce à elle que vous allez pouvoir faire grandir votre leadership et endosser votre costume de chef d’entreprise. Alors ne lâchez rien ! Le deck, le BP, le roadshow sont aussi l’opportunité de réfléchir à votre stratégie, de la poser, et la décrire avec précision à court, moyen et long termes. C’est aussi l’occasion d’apprendre, de recevoir du feedback de tous les interlocuteurs que vous rencontrerez. Il arrive parfois que ces conseils vous amènent à pivoter sur votre modèle ! Il faut donc être prêt à accueillir ce qui peut arriver. Avec recul et critique. Sans entêtement.

 
  • Soignez votre écologie personnelle : durant la période de roadshow, forcez-vous à vous ménager vos espaces de ressourcement. Les négliger serait une erreur car vous en avez besoin, physiquement et psychiquement. Autorisez-vous à faire de vrais breaks

  • Avant chaque entretien, absorbez de l’énergie positive. A l’image des sportifs de haut niveau. 5 minutes de musique inspirante, une courte phase de méditation, un morceau de chocolat … nous avons tous nos leviers roboratifs pour aborder un pitch de manière galvanisée et enthousiaste.

  • Armez-vous de patience et tâchez de rester obsédés par vos KPI’s, notamment sur la traction. Pour éviter la dispersion des énergies. Toute bonne nouvelle, tout nouveau client est une actualité à partager lors de vos entretiens et pitch.

  • Restez focus et surtout discipliné. Quels que soient les évènements, allez au bout et soignez chaque financeur.

  1. Adressez un mail après chaque entretien pour remercier ou adresser des informations complémentaires : le pitch ne se termine pas à la fin de la visio ;

  2. Procédez de façon systématique aux relances : les investisseurs apprécient les fondateurs qui s’accrochent, montrent qu’ils travaillent, sont proactifs, prennent les devants ;

  3. Poursuivez toutes vos démarches, quoi qu’il se passe…y compris si vous êtes entré en instruction ou en due-diligence chez un ou plusieurs financeurs. N’attendez pas, continuez à rencontrer des investisseurs. Tant que les fonds ne sont pas sur votre compte, rien n’est jamais acquis. Et puis c’est aussi le moyen de préparer un éventuel prochain tour.

  • Relativisez face aux arguments ou aux critiques, parfois contradictoires… Selon leur thèse et leur nature, les investisseurs ont en effet le droit d’avoir des avis qui divergent sur un même élément de votre dossier… Ne leur en voulez pas. N’oubliez pas qu’ils sont, eux aussi, au service de leurs propres financeurs. Donc laissez glisser…

  • Amortissez les réponses négatives : prenez de la distance pour que le « coup sur la tête » soit moins douloureux. Certes vous recevez des dizaines de réponses négatives. Mais gardez à l’esprit qu’il en suffit seulement de deux pour que votre levée soit une réussite et que votre Aventure de votre croissance démarre ! Et on ne peut pas plaire à tout le monde…

  • Faites preuve d’ouverture sans toutefois devenir influençable : soyez ouverts aux feedbacks qui vous sont faits, même s’ils s’avèrent parfois déplaisants ! Cette capacité d’ouverture est un trait de personnalité très observé par les investisseurs. Prenez, prenez, prenez : tout est utile. En revanche, si les critiques vous amènent à revoir tout ou partie de votre modèle, ne décidez rien seul. Partagez avec vos co-fondateurs et avec votre équipe.

  • Soyez certes ouverts à la critique et accueillez-la comme une opportunité de faire progresser voter projet mais ne devenez pas une girouette, à faire et défaire votre deck…

Faites le choix d’être accompagné(e)

Être accompagné, ce n’est pas une charge : c’est un investissement. Et dans la plupart des cas, un choix judicieux. A condition de choisir un partenaire sérieux.

 

Chez Aaticka, nous rencontrons tous les jours des fondateurs qui projettent de lever des fonds ou bien qui sont déjà engagés, et nous les accompagnons.

 
  • Certains ont déjà levé précédemment et ont souvent le souvenir d’avoir souffert. Durant cette période, ils ont dû délaisser leur core business… C‘est pourquoi ils décident de repartir pour le tour suivant dans de meilleures conditions. Ils savent la valeur que cela représente que d’être accompagnés. Et ils consacrent du temps à identifier leur meilleur accompagnateur pour eux. Celui en qui ils pourront avoir confiance, trouver de l’énergie, de la bienveillance et une capacité à les challenger. Qui pourra faire une sélection judicieuse des financeurs à solliciter. Qui pourra aussi les aider à amortir les coups et leur permettre de garder le cap dans la durée !

  • D’autres ont essayé de lever seuls, la fleur au fusil. Ils ont rencontré des dizaines de financeurs dont les thèses et les tickets n’étaient pas en adéquation avec leur projet… Autant d’heures perdues et d’énergie gaspillée, au détriment de leur business, pour une montagne de réponses négatives. Au bout de quelques semaines ou quelques mois, ils sont épuisés et démotivés. Chez Aaticka, sous réserve que la traction soit bien présente (même si embryonnaire), nous les accueillons aussi et sommes prêts à les soutenir pour qu’ils reprennent leur souffle avant de poursuivre avec un story telling plus adapté.

Votre stratégie